Invité à participer à la 1re édition de Ayiti Mizik Festival le samedi 6 janvier 2018 à la Henfrasa avec son groupe Sweet Micky, Michel Martelly a encore une fois donné une démonstration en disant sans aucune retenue tout ce qui lui passait par la tête en termes de bêtises, dont l’encouragement à l’homosexualité.

Quelle autorité ou institution du pays aura le courage d’interdire à l’ancien président Martelly de dire toutes ces sottises quand il déraille comme ce fut le cas à la Henfrasa le 6 janvier 2018 ?

Qui peut lui demander d’arrêter quand on voit que ses gardes du corps sont toujours armés jusqu’aux dents, sur le podium et partout, pour assurer sa sécurité, quand on sait aussi qu’il est un ancien président et qu’il est puissant sous la présidence de Jovenel Moïse, l’actuel président de la République qui lui est redevable de l’avoir choisi ?

Les organisateurs du Festival, ayant de très bons rapports avec l’artiste qu’ils protègent pour sauvegarder leur amitié avec lui avaient clairement dit que le festival commencerait à 2h de l’après-midi pour prendre fin à 2h du matin. Ils ont pourtant laissé libre court à l’ex-locataire du palais national jusqu’a 3 h du matin. Toutes sortes de gens dont des jeunes étaient à la Henfrasa et ont assisté aux démonstrations du bandit légal.

Lors de ce festival, son ancien adversaire politique, l’ex-sénateur Moise Jean Charles, et Ti Lili n’ont pas été épargnés, notamment lorsque Michel Martelly a interprété son carnaval de l’année dernière qu’il a exécuté samedi soir à côté d’autres insanités lâchées pour le plaisir de la majorité du public qui riait et qui l’applaudissait en dépit du fait qu’il insultait leurs mamans.

Gilles Freslet Ticket Magazine