Chaos en Libye : Barack Obama fait son mea culpa

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La chute du guide libyen Mohamed Kadhafi est synonyme d’une porte libre aux ravisseurs tous azimuts. Depuis sa mort, les milices rivales se disputent le pouvoir, et l’organisation État islamique a profité du vide étatique pour monter en puissance.

Ainsi, de fil en aiguille, la Libye autrefois un pays envié partout dans le monde, s’est transformé en un cimetière des jeunes africains en quête d’une vie meilleure. Ces jeunes, sont victimes d’une pratique  inhumaine qui a longtemps marqué négativement les générations en Afrique. Autrement dit, ils sont vendus comme des esclaves à un prix insignifiant.

Face à cette injustice qui a suscité la rage et la colère de plusieurs africains qui ont manifesté récemment leur ras le bal devant l’ambassade de la Libye à Paris, l’ancien président des USA a réagi en  faisant son mea culpa.

C’est à la faveur d’une interview accordée à la chaîne Fox New, que l’ex-locataire de la maison Blanche, Barack Obama, a reconnu que la pire erreur de son séjour à la maison Blanche avait «probablement» été, le manque de suivi après l’intervention militaire en Libye en 2011, qui a mis fin au régime du guide libyen Mouammar Kadhafi

«Ma pire erreur aura probablement été de n’avoir pas mis en place un plan pour “l’après” au lendemain de ce qui fut, je pense, une intervention justifiée en Libye»

Barack ObamaAncien président des Etats-unis d’Amérique

 Barack Obama qui s’est retiré de cette opération qui a conduit à la chute de Mohamed Kadhafi en laissant la main à la France, l’Allemagne et l’Otan, regrette toujours son retrait de la lutte et pense que les États-Unis auraient pu aller loin dans cette bataille et suivre la situation libyenne après la chute de Kadhafi en 2011, pour qu’on ne puisse arriver à ce stade aujourd’hui en Libye. On se rappel de ses propos, mi-mars dans les colonnes du magazine The AtlanticIl : «La Libye est plongée dans le chaos», avait-t-il fait savoir.

L’ampleur de la situation sociopolitique de la Libye notamment la vente des esclaves dans ce pays, interpelle toute la communauté internationale en l’occurrence les institutions qui militent pour le respect des droits de l’homme. Ne serait-il pas opportun pour eux, de prendre impérativement des dispositions idoines pour bannir cette injustice et permettre au pays de Kadhafi de redorer son blason.